Bernard Morteyrol

Né en 1942, Bernard Morteyrol a vécu à Paris pendant presque quarante ans. Renouant dans les années soixante avec la peinture, il s’inscrit dans la Figuration narrative en invitant le spectateur à décrypter le réel au moyen de l’analyse critique des images qui envahissent leur quotidien, notamment la bande dessinée et la publicité. Membre du Salon de la Jeune peinture dans les années soixante dix, il expose au côté de Fromanger, Ernest Pignon Ernest, ou Guyomard, et s’invite dans le débat sur la réification de la société par l’image. Le propos primant sur la matière, il privilégie la lisibilité de l’image qu’il érige en moyen de résistance sociale et politique.

Pour restaurer la narration dans ses œuvres, chaque toile s’inscrit dans une série, permettant la mise en place de thèmes iconographiques organisés. La peinture est un outil de communication, un discours, qui prend ses racines dans la réalité.

Bien qu’il soit venu s‘installer dans le Var, d‘abord à Aups puis à Villecroze où il vit et travaille depuis 1985, il continue d’utiliser la peinture comme une stratégie de communication. Ainsi, dans sa série sur le « 11 septembre », il fait pleurer le drapeau américain dans les bandes rouges mais conserve les dénonciations américaines des années soixante, en transposant les étoiles en signe de dollars américains.

Dans notre société où l’image n’est généralement soumise à l’attention du spectateur que quelques seconde, l’œuvre de Morteyrol rappelle qu’un tableau demande un certain temps à être perçu, décrypter et analyser. Se confronter à ses toiles, c’est interroger les déviances de la société qui nous entoure.

 

Principales expositions

2011 Galerie Anna Tschopp (Marseille)
2010 Galerie Anne-Marie et Rolland Pallade (Lyon)
2009 Centre culturel Nelson Mandela
2008 Galerie Anna Tschopp (Marseille)
2007 Château des Templiers (Gréoux les Bains)
2006 Chapelle de l’Observance (Draguignan)
2005 Médiathèque (Le Cannet des Maures)
2004 Galerie Lourdel (Paris)
2003 Centre d’art
2002 Galerie La Tête d’obsidienne (La Seyne-sur-Mer)
2000 Galerie Art 7 (Nice)
1999: Galerie de Poche (Draguignan)
1998 Galerie Art 7 (Nice)
1997 Château des templiers (Greoux les Bains)
1996 Ferme des Arts (Vaison la Romaine) ; Bolanos de Campos (Espagne)
1995 Galerie 23 (Paris)
1994 Galerie 23 (Paris)
1992 Centre Culturel (Villecroze)
1990 Fondation Benazeraf (Roquebrune sur Argens)
1987 Château des Vintimilles (Le Luc)
1986 Galerie Lo Pais (Draguignan)
1984 Centre Culturel (Aups)
1983 Galerie J.-C. Kessler
1980 Maison de la culture (Toulon)
1978 Galerie Pierre Lescot (Paris)
1977 Centre culturel (Bretigny)
1976 Galerie de la Passerelle Saint-Louis (Paris)
1975 Maison de la culture (Amiens)

 

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Maria José Ortega

Marìa José Ortega est une artiste espagnole née à Valence en 1960.

Diplômée depuis 1984 par la faculté des Beaux-Arts de San Carlos à Valence, elle ne cesse depuis, d’approfondir des recherches picturales qui rendent l’ensemble de son œuvre si personnelle et puissante. (Atelier des techniques artistiques de l’université de Valence, Atelier de gravure à l’eau forte, premier cours international des Arts plastiques à la Villa de Buñol en1979 sous la direction d’Antonio López García, l’un des principaux représentants de l’hyperréalisme en Europe.)

DZ Galerie souhaite diffuser et faire connaître cette formidable plasticienne pour qui le choix de la technique correspond à une émotion et à une réflexion toute particulière. La thématique du “Bord de mer” – qu’il soit celui des dunes sableuses et désertes de le Méditerranée, piqué d’une verdure endémique ou qu’il soit celui des plages de galets bondées durant l’été et qui s’étendent le long de la côte d’azur – s’exprime chez Ortega par la matière, par la technique et par la couleur.

Lors de ces balades, l’artiste nous invite dans diverses intimités humaines ; intimités tantôt pudiques tantôt exhibitionnistes, tantôt personnelles, tantôt publiques.

Expositions individuelles

1990. « Aïgua i canyes« . Centre Socio-Culturel Juan Gil-Albert. Aldaia. Valence
1990. « Un año con Félix« . Maison rurale de Torrent. Torrent. Valence
1991. « El Baño » .Centre Culturel de Mislata. Mislata. Valence
1991. « Cristales« . Galerie Bennassar. Madrid
1992. « Peixeres« . Musée Achéologique Municipal. Vallada. Valence
1993. « Playas en pequeño formato« . Fondation Valor. Bañeres. Alicante
1998. « Púrpura« . Direction Générale de la Femme – Generalitat Valenciana. Valence
2006.  » ¿Juegas? – Jues? II. Salle des expositions de la Coopérative Électrique de Castellar. Valence
2008. “Saler”. “10DIEZYSEIS6 Interiorismo”. Valence
2016. 1er Salon d’été d’Antibes. Pepper Galerie. Antibes. France
2017. “Compositions”. Le Garage. Antibes. France
2018. “Un été à Antibes”. Le Garage. Antibes. France
2019. Exposition en préparation. DZ Galerie. Nice. France

Expositions collectives

1982. Salón de Primavera Caja de Ahorros de Valencia. Valence
1983. Caja de Ahorros y Socorros de Sagunto. Aula de Cultura. Sagunto. Valence
1984. Interarte 1ª Edición Feria Muestrario Valencia. Valence
1985. Muestra Nacional Artes Plásticas. Yecla. Murcia
1989. Interarte 5ª Edición Feria Muestrario Valence
1989. Mostra Nous Creadors. Conselleria de Cultura. Valence
1991. Selección Premio Ciudad de Benicarló. Castellón
2015. Exposició Pòsquins 2015. Trentatrés Galllery. Valence
2016. 44ème Salon des Antiquaires d’Antibes. DZ Galerie. Antibes. France
2018. Le Garage: Art Fair Antibes. Les Voiles d’Antibes. France
2019. Le Garage. Foire d’ Art Contemporain Art Up. Lille. France.

Créations diverses

1991 à 1993 Participation au « Supermercat d’Art » Valence et Barcelone.
1992 à 2000 Participation à la « Mostra Casa del Senyoret del Campot ». El Palmar – Valence
1997. Réalisation d’affiches « Los jóvenes y Europa ». Ayuntamiento Guardamar del Segura
1997. « Valencia Punto de Encuentro Europeo » Movimiento Europeo
2005. « Monitorización biofísica y bioquímica del parto » SOGCV
2008. « XXX Reunión anual de la Sociedad Española de Odontopediatría »
2008. Réalisation d’images 13ª Edition Master Développement de l’enfant et prise en charge précoce.
2008. Université de Valence
2008. Réalisation d’un dossier de gravures pour le XXIème congrès et le XXVème Cours de troisième
2008. Cycle de l’Académie ibéro-américaine de neurologie pédiatrique

Enseignement – Valence, Espagne

– Professeure d’Arts plastiques degré E.S.O. Collège Virgen del Rosario 1998-2008
– Professeure à l’Université de Verano de Guardamar del Segura, 2002.
– Professeure de peinture et dessin à l’Université Popular Ayuntamiento de Valence. 1996/97.
– Direction de l’École de peinture de 1991 à 1994.

 

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Patrick Rosiu

Né le 4 juin 1953 à Paris, il débute en 1973 des études d’architecture à l’École nationale supérieure d’architecture (ENSA) de Paris La Villette puis de Paris-Tolbiac. Il rejoint, en 1979 l’université de Vincennes, centre expérimentale où il s’intéresse à des disciplines aussi variées que le cinéma, les arts plastiques, la philosophie et la psychanalyse. En 1981, il embrasse la carrière de professeur d’arts plastiques, et est nommé à Vence en 1994. Depuis, il travaille dans la région des Alpes Maritimes, cumulant son activité enseignant à celle de Charger de mission auprès du rectorat de Nice. Depuis 2015, il est devenu conseillé pédagogique pour la structure muséale de Tourrettes-sur-Loup.

Patrick Rosiu a commencé à exposer en 1977, alors qu’il était étudiant, à Paris. Très vite sa pratique s’articule avec la littérature, et il illustre plusieurs ouvrages (Agrafes en 1980 ou Geste en 2001), des journaux (L’Illustre du soir en 1983 et 1990), des revues (Action poétique )) ou encore des catalogues (Sept poètes francophones). De ses échanges avec le monde littéraire naissent de nouvelles expositions. Ainsi, en 1980, il expose « L’Invasion des Galates », un travail d’acrylique sur papier, naît de sa collaboration avec Paul-Louis Rossi, pour leur ouvrage Sôteria, contant la victoire de Zeus Sôter sur les Galates.

Depuis de nombreuses années, Patrick Rosiu développe une recherche picturale centrée autour des liens entre art et psychanalyse. Cette double implication sera le fil conducteur de sa création, tout au long de son parcours d’artiste et jusqu’à aujourd’hui. Il est attaché au concept platonicien de la technè dans le sens où il « amène à exister » ses œuvres par son geste, son regard et sa parole.

Enseignant, peintre, illustrateur, essayiste et psychanalyste, Patrick Rosiu a eu une approche multiple de l’art contemporain, mêlant habilement pratique et théorie.

 LIVRES EN DIALOGUE AVEC LES AUTEURS

 ROSSI Paul Louis, Sôteria, Impression quotidienne, 1979, XX p. [peintures de P. Rosiu]
BOSSEUR Jean-Yves, et al., Agrafes, Paris, Première donne, 1980, 64 p. [planches de P. Rosiu]
L’Illustre du soir, journal, n° 1, 1983, 6 p. [texte de P.L. Rossi, mise en page et dessins de P. Rosiu]
BRODA Martine, Passage, Paris, Lettres de Casse, 1985, 12 p. [gravures pour le tirage de tête de P. Rosiu]
ETIENNE Marie, La Face et le lointain, Moulins, Éditions Ipomée, 1986, 124 p. [photographies de P. Rosiu]
MIKRIAMMOS Philippe, Ballade du voyageur retournant vers sa maison inconnue, Paris, Fourbis, 1988, 28 p. [gravures pour le tirage de tête de P. Rosiu]
L’Illustre du soir, journal, n° 2, 1990, 6 p. [texte de P.L. Rossi, mise en page et dessins de P. Rosiu]
CERNOIS Sylviane., Geste suivi de Rosaire, Jégun, L’Arrière pays, 2001, 45 p. [peintures pour le tirage de tête de P. Rosiu]
PUEL Gaston, Carnet de Veihes. IV, Jégun, L’Arrière pays, 2001, 48 p. [peintures pour le tirage de tête de P. Rosiu]
PUEL Gaston, Le Fin mot, Jégun, L’Arrière pays, 2003, 35 p. [peintures pour le tirage de tête de P. Rosiu]
Action Poétique, n°77 [dessin de P. Rosiu]
Action Poétique, n°80 [dessin de P. Rosiu]

ECRITS SUR L’ART

Sept poètes francophones [cat.exp.], Éditions Encrages.
ROSIU Patrick in Geneviève Asse, Jean Degottex, Alberte Garibbo, Pierre Soulages : Clairs et obscurs, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2004,.
ROSIU Patrick in Curt Asker & Catharine Cary, Egidio Ferraro & Odile de Frayssinet : Autour de l’harmonie, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2004.
ROSIU Patrick in Jean de Maisonseul, Vera Molnar, Marcel Robelin : Gris éminents, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2005.
ROSIU Patrick in Henri Baviera : L’Hymen de la couleur, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2006.
ROSIU Patrick in Marie-Lyne Consantini : Suppedameums, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2006.
ROSIU Patrick in Alain Boullet : Les Formes du silence, Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2007.
ROSIU Patrick in Autour de l’harmonies [actes de colloque], Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2004.
ROSIU Patrick in Autour de l’arbre [actes de colloque], Carcès, Éditions Thesaurus Coloris, 2006.
ROSIU Patrick, « Fragment » , in ZANETTE Didier [dir.], Jacques Lavigne, adorable bleuité [cat.exp.], Nice, DZ Éditions, 2019, p. 26 à 43.

EXPOSITIONS

2018. « Trois : Jacques Lavigne, Patrick Rosiu, Mathieu Astoux», Espace culturel des Arcades, Antibes (France)
2017. « 20 artistes, 40 petits formats », Transartcafé, Antibes (France)
2016. « Rosiu & Roy », Transartcafé, Antibes (France)
2015.« 10 ans du Transartcafé », Transartcafé, Antibes (France)
2015. Mas d’Artigny, Saint-Paul de Vence (France)
2004. Art Gallery, Tourrettes-sur-Loup (France)
2014. « Draussin, Lavigne, Rosiu, Viennois & Voilley », Transcafé, Antibes (France)
2013. « D’un infini à l’autre », Chapelle des Pénitents blancs, Vence (France)
2013. « Bormida », Transartcafé, Antibes (France)
2012. La Coupole, La Gaude (France)
2011. « Albino Marcolli et Patrick Rosiu », Transartcafé, Antibes (France)
2010. « Une traversée complice » avec la photographe Hélène Grange, Espace muséal, Tourrettes-sur-Loups (France)
2007. « Ponctuation », Transartcafé, Antibes (France)
2005. Galeries municipales, Nice (France)
2004. Mas d’Artigny, Saint-Paul de Vence (France)
2002. Salon d’art contemporain, Château Arnaud (France)
2001. Chapelle des Pénitents blancs, Vence (France)
2001. Salon d’art contemporain, Vanves (France)
2000. Galerie Art’Mosphère, Vence (France)
2000. Salon d’art contemporain, Château Arnaud (France)
1998. Chapelle des Pénitents blancs, Vence (France)
1994. Salon d’art contemporain, Dammarie-les-Lys (France)
1994. Chapelle Marquelet de la Noue, Meaux (France)
1993. Maison du Don, Paris (France)
1991. Salon d’art contemporain, Levallois (France)
1990. Salon Paul Ricard, Paris (France)
1987. Chapelle de la Salpêtrière, Paris (France)
1985. « Le Dessin aujourd’hui », Maison Billaud, Fontenay-le-Comte (France)
1985. « Banlieus’art », Aubervilliers (France)
1984. Bibliothèque-Médiathèque, Metz (France)
1983. Galerie La chasse aux Snark, Paris (France)
1981. Salon des Indépendants, Paris (France)
1981. « Entre poésie et peinture » avec la revue Action Poétique, Espace Graslin, Nantes (France)
1980. Maison des Arts, Epinal (France)
1980. « Video ergo sum », Centre culturel français, Rome (Italie)
1979. Atelier rue sainte Anne autour d’Eric Satie, Bruxelles (Belgique)
1978. Centre Culturel avec la revue Change, Amiens
1977. « Jérôme Bosch ou les excès de la représentation », Centre culturel, Amiens

 

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Jacques Lavigne

Jacques Lavigne est né en 1937 en France. Après avoir entamé une carrière de géologue en Afrique du Nord, il s’installe à Paris en 1962. Il y découvre la peinture par l’intermédiaire de Jean-Michel Meurice, un des instigateurs du groupe Supports-Surfaces. Touché par le travail de pliage de Simon Hantaï, inspiré par les découpages de Matisse, influencé par les lacérations de Jacques Villeglé, il se lance dans une création colorée où la déchirure devient l’élément premier de la construction.

Finalement, il quitte Paris pour le Luberon avant de s’implanter à Antibes en 1977. Sa production artistique se diversifie alors, et en 1995 il reprend ses travaux de collage papier avec déchirures déjà pratiqués quelques années auparavant à Paris.  Depuis les expositions s’enchainent à travers la France.

Hors des courants et des modes, Jacques Lavigne a consacré plus de trente ans à réaliser des collages minutieux de papiers déchirés. Jouant sur un contraste entre la structure et la couleur, il compose des formes géométriques constituant des équilibres chromatiques et des harmonies abstraites. Dans chaque toile, l’apparente répétition des formes n’est qu’illusion car chaque élément reçoit l’empreinte du créateur et possède sa propre silhouette.

Sur la surface plane des toiles, Jacques Lavigne articule minutieusement des centaines de morceaux de papiers, déchirés puis peints. Avec un geste précis et rigoureux, il compose l’œuvre patiemment, collant les formes aléatoires sur la surface de la toile. Après un temps de séchage plus ou moins long, les papiers sont colorés au besoin, puis lorsque cela s’impose à l’artiste, de nouveaux déchirés à même la toile.

Jacques Lavigne, 5.9.13, 2013, papiers déchirés et acrylique sur toile

 

Expositions

  • 2019. « Adorable bleuité », DZ Galerie, Nice (France)
  • 2019. « Rétrospective Jacques Lavigne », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2018. « Trois : Jacques Lavigne, Patrick Rosiu, Mathieu Astoux», Espace culturel des Arcades, Antibes (France)
  • 2018. « Les Voyages extraordinaires », DZ Galerie, Nice (France)
  • 2017. « Jacques Lavigne », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2017. Espace culturel des Arcades, Antibes (France)
  • 2017. « Le Rêve », DZ Galerie, Metz (France)
  • 2016. « Jacques Lavigne + Daniela Foltynovà », Galerie Artus, Kromeriz (République Tchèque)
  • 2016. « Lavigne & Krefeld », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2015. « Les Métamorphoses du monde », DZ Galerie, Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
  • 2014. Salon Art Fair avec la Pepper Gallery, Antibes (France)
  • 2014. « Lavigne & Krefeld », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2014. « Draussin, Lavigne, Rosiu, Viennois & Voilley », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2013. « Quatre artistes antibois », Galerie Dock Sud, Sète (France)
  • 2013. « Lavigne & Voilley », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2012. « Papiers déchirés », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2012. « Entre poésie et arts plastiques : les mais de Marcel Migozzi », Maison des arts, Carcès (France)
  • 2008. « Transartistes », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2007. « 15 ans et plus », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2005. « Jacques Lavigne & Enzo Maio », Transartcafé, Antibes (France)
  • 2002. « Jacques Lavigne », Quartz, Vallauris (France)
  • Maison des Arts, Carcès (France)
  • 2001. « Abstraction peinte », Maison des Arts, Carcès (France)
  • 2001. « Le papier, matière première de l’Art », Maison des Arts, Carcès (France)
  • 2000. Espace des Arts, Lycée Estienne d’Orves, Nice (France)
  • 1999. Espace Bains-Douches, Antibes (France)
  • 1998. Maison des artistes, Cagnes-sur-Mer (France)
  • 1998. Galerie Le Sélinonte, Antibes (France)
  • 1997. Galerie B, Vence (France)
  • 1996. Musée Saint-André, Antibes (France)
  • 1995. Salon d’Automne des artistes professionnels, Antibes (France)
  • 1994. Chapelle des Pénitents blancs, Callian (France)
  • 1993. Le Lavoir, Mougins (France)
  • 1992. Espace « Amadeus », Sophia Antipolis (France)

 

Collections

  • Espace culturel des Arcades, Antibes (France)
  • Société des Bains de Mer, Monte Carlo (Monaco)
  • Golfe Terre Blanche, Bagnols-en-Forêt (France)

 

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Jorna Newberry

Jorna Newberry est née à Angus Downs vers 1959. Habituellement, elle partage son temps entre Alice Springs, où vit sa famille, et ses terres natales de Warakurna (Irrunytju), ce qui lui permet de vivre en citadine mais également de retourner à une vie plus traditionnelle quand elle ressent le besoin de se ressourcer.
Lorsqu’elle est à Warakurna, elle parcourt toujours le e avec les anciennes de sa communauté et organise les cérémonies ancestrales, en initiant ses deux filles aux pratiques sacrées de son peuple.
Jorna Newberry a longtemps travaillé avec son oncle, le très célèbre Tommy Watson, pour ensuite développer son propre style: « L’enseignement de Tommy a eu une grande influence sur ma peinture, dit-elle. La manière dont je peins est en respect total avec nos traditions ». Ses œuvres sont exécutées avec une grande maîtrise qui conjugue abstraction et minutie ordonnée.
Jorna peint plusieurs Rêves, et notamment le Rêve du Feu et le rêve du Vent. Le rêve du Vent, Walpa Tjukurpa dépeint le pays de sa mère à Utantja, un endroit sacré bordé de collines et occupé par un grand rocher près duquel ses ancêtres viennent chanter, danser et tracer des symboles dans le sable depuis des temps immémoriaux. C’est un pays où les kangourous, les chameaux, les wallabies et les oiseaux abondent. Jorna explique que plus l’air est frais, plus la chasse est propice: «La cérémonie du Vent appelle cet élément… afin que le souffle vienne rafraîchir la contrée…»
Jorna est considérée comme l’une des étoiles montantes de la peinture aborigène.

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Coo-ee Gallery, Sydey (Australie)
2014. « Rêve de l’eau, rêve du feu », DZ Galerie, Paris (France)
2014. « Desert Song », Japingka Gallery, Fremantle (Australie)
2012. « Two Women Artists: Jorna Newberry & Maisie Campbell Napaltjarri », Japingka Gallery, Fremantle (Australie)
2008. Harrison Galleries, Sydney (Australie)
2005. Art Place, Perth (Australie)

Waru Tjukurrpa se rapporte au Rêve d’incendie et à l’utilisation du feu pour la chasse et la gestion des terres autochtones traditionnelles. La toile représente la terre sous le contrôle du feu, dans le tourbillon des flammes sous le souffle du vent. Le feu ainsi contrôlé permet de débusquer les lézards, les serpents et les goannas. Jorna utilise des couleurs vibrantes afin de mettre l’accent sur l’action des éléments.
Jorna Newberry a prolongé, dans cette toile, l’imagerie mise en place dans Walpa Tjukurrpa (Wind Dreaming). Les deux Rêves se rapportent au pays de la mère de Jorna à Utantja, dans le pays de Pitjantjatjara, près de l’intersection des trois frontières de l’Australie Occidentale, du Territoire du Nord et de l’Australie du Sud. Le pays de la mère de Jorna à Utantja est décrit comme une vaste étendue de terre cérémoniale sacrée située au milieu d’un pays montagneux, où un grand trou rocheux fournit suffisamment d’eau pour permettre aux gens de se rassembler en grand nombre. C’est ici que les gens se réunissent à des heures précises pour se préparer à la cérémonie, en peignant des ocres dans des motifs traditionnels, en chantant les cycles sacrés de la chanson Tjukurrpa et en dansant cérémonieusement le voyage symbolique des ancêtres.

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Jeannie Pitjara

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.

Originaire du Désert central, Jeannie Pitjara est née vers 1957 à Utopia dans une famille d’artistes célèbres, celle des Petyarre. Dans les années quatre-vingt, elle participe aux côtés d’autres femmes aborigènes à un projet artistique autour de l’art du batik ; elles ont réalisé des étoffes de soies, recouvertes de motifs floraux. La collection a été acquise par la Robert Holmes a Court Collection et a fait l’objet de nombreuses expositions, participant à la reconnaissance des femmes artistes aborigènes.
Forte de son expérience, Jeannie Pitjara a embrassé une carrière artistique. Elle s’inspire des connaissances acquises autour du batik pour peindre, de manière minutieuse, des fleurs en mouvement. Bien qu’elle soit héritière du rêve du Mountain Devil Lizard, elle préfère réaliser des séries de toiles portant sur les fleurs : les Bush Medicine Dreaming, et les Bush Peanut Dreaming et les Yam Seed Dreaming (les graines d’igname du Bush). Au delà de l’aspect floral, elle tente de donner une dimension artistique aux ressources alimentaires du désert. Toutes ces histoires lui ont été transmises par son père.
En 2010, Les œuvres de Jeannie ont été présentées lors de l’exposition itinérante « Tradition to Modernity » en Australie et en Tasmanie, et surtout à l’international.

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.
Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
The Holmes a Court Collection, Perth (Australie)

Principales expositions personnelles et collectives :
2010. « Tradition to Modernity », Central Art, Alice Springs (Australie)
2008. « A Women’s Exhibition », Redrock Gallery, Beijing (Chine)
2008. « Three Petyarres », Kate Owen Gallery, Sydney (Australie)
2007,. « Group Exhibition », International Art Expo, Beijing (Chine)
2006. « Relocation Exhibition », Redrock Gallery, South Yarra (Australie)
2005-2006. « Cicada Trading » Adu Dhabi (États Arabes Unis), Bahrain, Paris (France), Houston (États-Unis), Milan (Italie), Istanbul (Turquie)
1993. Central Australian Aboriginal Art and Craft Exhibition, Araluen Centre, Alice Springs (Australie)
1990. A Picture Story Exhibition of 88 works on Silk from the Holmes a Court Collection », Australie, Irlande, Ecosse.

 

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 43 x 91 cm.
Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 43 x 91 cm.

Son travail se singularise par un graphisme éclatant dans cette toile représentant le Yam Dreaming. Ce rêve célèbre et représente l’esprit de l’igname, laquelle a nourri et nourrit toujours les aborigènes depuis le début du monde. Ainsi, dans une même toile, elle peint aussi bien la graine de l’igname, que les feuilles et les fleurs.
S’inspirant du travail de sa tante Emily Kame Kngwarreye, elle peint avec une palette réduite, jouant sur les contrastes, afin d’accentuer le mouvement. Les couleurs semblent se mouvoir sur la toile, et se modifier.

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George Hairbrush Tjungurrayi

Neveu du célèbre Charlie Tarawa Tjungurrayi, George Hairbrush Tjungurrayi a été l’assistant des premiers peintres à l’origine de la reconnaissance internationale de l’art aborigène contemporain. C’est ainsi qu’il obtint leur soutien pour débuter en 1976 sa carrière d’artiste.

Dès ses débuts il a développé un style personnel, identifiable à ses séries de lignes parallèles. En 2003, George Hairbrush a été classé parmi les « 50 Most Collectable Australian Artists » par l’Australian Art Collector Magazine.

Portrait de l’artiste

Prix reçus par cet artiste :
2016. Finalist, Wynne Prize, Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)
2015. Finalist, Wynne Prize Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)
2011. Highly commended, 28th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
2010. Highly commended, 27th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
2007 et 2016. Finalist, Wynne Prize Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)

George Ward Tjungurrayi, Tingari Dreaming, 2013, acrylique sur toile, 119 x 118 cm.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of South Australia, Adelaïde (Australie)
Auckland Art Gallery, Auckland(Nouvelle-Zélande)
Groninger Museum, Amsterdam (Pays-Bas)
Kelton Foundation, Los Angeles (États-Unis)
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, Paris (France)
Museum of Victoria, Melbourne (Australie)
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
National Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
National Gallery of Victoria, Melbourne (Australie)
Queensland Art Gallery, Brisbane (Australie)
Queensland University, Brisbane (Australie)
Robert Holmes a Court Collection, Perth (Australie)
University of Virginia, Charlottesville (États-Unis)

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Smith Davidson Gallery, New-York (États-Unis)
2016. Piermarq at Art Palm Beach (États-Unis)
2016. « Form the Western Desert », James Makin Gallery, Melbourne (Australie)
2014. « George Hairbursh », DZ Galerie, Paris (France)
2008. « Between the lines » Utopia Art, Sydney (Australie)
2003. « Paintings from Mamultjulkulnga and Kirrimalunya », Gallery Gabrielle Pizzi, Melbourne (Australie)
2002. Utopia Art, Sydney (Australie)
1998. Gallery Gabrielle Pizzi, Melbourne (Australie)
1997. Utopia Art, Sydney (Australie)

 

Les « labyrinthes hypnotiques » de George Hairbrush relatent les cheminements des ancêtres Tingari qui ont façonné le territoire et fondé les lois aborigènes. Les couleurs qu’il utilise sont celles des marécages du lac Mackay. Dans ses toiles, la juxtaposition de nombreuses cellules imbriquées les unes dans les autres constituent des séries de courbes, représentation d’une topographie imaginaire. Ces agencements géométriques agissent sur la rétine du spectateur en créant des effets de mouvements cinétiques qui s’inscrivent dans la continuité de la culture aborigène de représenter la vibration, l’énergie du monde.

Si vous souhaitez voir d’autres œuvres de Georges Hairbrush Tjungurrayi, envoyez nous un e-mail à contact@dzgalerienice.com.

Brice Poircuitte

 

Artiste calédonien, Brice Poircuitte refuse de s’inscrire dans la dynamique de la scène artistique territoriale. Résistant aux injonctions politiques de mettre en scène l’idéal artistique de la Nouvelle-Calédonie et de participer directement à la construction du destin commun, il développe un style ultra-personnel, loin de ressembler à un néo-primitivisme ou à un néo-traditionalisme. Si certaines de ses pistes de travail rejoignent celles de ses confrères, il préfère élaborer un art questionnant les formes artistiques localement marginalisées.

Pour se faire, il développe sur la surface plane de ses toiles, dans un style hautement figuratif, des histoires sans narration apparente dont les éléments empruntent à Jean-Michel Basquiat, Jackson Pollock ou Enki Bilal. Il s’inspire des nouveaux territoires tels que la rue, les graffitis, la bande dessinée, la science-fiction, la publicité ou la musique rock.

Depuis 2015, et sa rencontre avec Didier Zanette, c’est sur des objets océaniens qu’il met en scène un univers déroutant, issu des friches artistiques du Pacifique, faisant de son œuvre un produit des sous-cultures urbaines et rurales, véritable mélange culturel. Restituant à l’art océanien toute sa contemporanéité, il rappelle que depuis longtemps les comics ou les publicités sont arrivés dans les terres les plus reculées de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Loin de n’être qu’une géographie de l’imaginaire, ses œuvres sont également une géographie du réel.

Rien d’étonnant alors à ce que, depuis quelques temps, Brice Poircuitte se tourne vers Jules Verne. L’auteur a participé à la vulgarisation d’une géographie du Pacifique, multipliant les descriptions de ce continent, empruntant pour se faire à la géographie explicative de Vidal de la Blanche.

Au moment où une élite occidentale se passionne pour les dernières grandes découvertes, Jules Verne devient pour ses contemporains une conscience géographique. Brice Poircuitte continue l’écriture de ces mythes pour les imposer à la conscience du regardeur.

Principales expositions

Sept – Oct 2019. Fondation MAJID, Ascona, Suisse
Sept 2019. Invité d’honneur au festival du film de Locarno, Suisse
Août 2019. Hôtel des Pêcheurs, Juan Les Pins, France
Avril 2019. Salon des Antiquaires d’Antibes, Antibes, France
Nov – Fev 2018-2019. The Gallery, Lugano, Suisse
Juin – Sept 2019. Invité d’honneur de la nouvelle DZ Galerie de Nice (France)
Avril 2019. Salon des Antiquaires d’Antibes, Antibes (France)
Nov – Fev 2018-2019. The Gallery, Lugano (Suisse)
Mars – Sept 2018. « Voyages extraordinaires », DZ Galerie, Nice (France), DZ Galerie, Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
Oct. 2018. Arte aborigena, melodia per un risorgimento, Palazzo dalla Rosa Pratti, Parme (Italie)
20-23 Sept. 2018. Art international Fair, Zurich (Suisse)
Avril – Août 2018. Private Gallery Monaco (Monaco)
Avril – Juin 2018. Hôpitaux Robert Schuman (Luxembourg)
Août – Oct. 2017. « Métamorphose du mythe », DZ Galerie, Nice (France)
Sept. 2017. Monaco Classic Week (Monaco)
Octobre 2016. DZ Galerie Paris, Paris (France)
Mars – Sept. 2016. Musée Océanographique de Monaco, « Taba Naba – Australie, Océanie, art des peuples de la mer » (Monaco)
Janv. 2015. Agora Gallery Chelsea, New York (E.U)
Avril 2014. DZ Galerie Nouméa, Nouméa (Nouvelle-Calédonie)

 

 

Si vous souhaitez voir d’autres œuvres de Brice Poircuitte envoyez nous un e-mail à contact@dzgalerienice.com.

Didier Zanette

« Painting Faces », série photographique

 

Ma série Painting Faces a été prise entre les années 2003 et 2014 dans les Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ce travail vise à révéler la puissance de formes artistiques éphémères que la photographie fixe : les décorations corporelles.

Dans les Hautes-Terres, les tenues d’apparat sont d’une grande richesse. Les bigmen (hommes de prestige) se parent de bilas (parures) pour les grands événements. Parmi elles, les peintures corporelles ont attiré mon attention. Selon Michael Mel, docteur en art scénique et originaire de la région, elles sont des œuvres d’art à part entière, dont l’utilisation est largement codifiée et joue un rôle social prédominant. Les peintures visent à cacher l’apparence réelle de l’individu pour laisser se dessiner les caractéristiques essentielles de l’individu. Chaque couleur répond à des qualités, comme par exemple, le rouge qui évoque la part sacrée de l’individu.

Aujourd’hui, les papous continuent de se maquiller pour différents types d’occasions : mariages, deuils, célébration d’un bâtiment important… et organisent chaque année des joutes artistiques au cours desquelles ils confrontent leurs parures, leurs performances musicales et leurs danses. J’ai eu l’occasion d’assister à ce type de festivités à Goroka, Mont-Hagen qui sont les plus connues et dans d’autres régions plus reculées des Highland. Pour ces occasions, véritables événements régionaux très appréciés des papous, les porteurs de couleurs affichent leurs identités individuelles et collectives, illustrant la vitalité des membres de leur clan. La photographie vient alors immortaliser cet instant, captant la représentation que chacun se fait de soi et son caractère fugace.

Jeu amusant, je prends, d’une certaine manière, en photographie l’image d’un portrait peint sur un visage. J’ai opéré différents jeux de cadrage qui visent à créer une opposition entre le moi lisible dans les yeux, et le moi inscrit sur la figure, tout en s’éloignant des conventions du portrait de studio. L’emploi de la couleur vise à restituer les détails des différents éléments de parures, tout en livrant pour chaque photographié, la singularité de chacun.

Ma série Painting Faces, traduit l’œil que je porte sur ces corps parés, véritables œuvres d’art vivantes : un regard de curieux et de passionné, contemplant un monde proche et lointain. M’écartant de la pratique documentaire que je cherche à mettre en place dans mon travail photographique, la série vise à réaliser une fresque des identités construites par les danseurs. De ce fait je m’éloigne de la photographie d’actualité qui cherche à absorber les personnages dans leur action et dans leur état d’esprit afin de montrer une vérité. Les photographies conservent l’ambivalence de l’intemporalité, où résonnent les vers de Lamartine « Ô temps ! Suspends ton vol ! ».

Didier Zanette

 

Si vous souhaitez voir d’autres œuvres de Didier Zanette, envoyez nous un e-mail à contact@dzgalerienice.com.

Warlimpirringa Tjapaltjarri

Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.

Warlimpirrnga Tjapaltjarri est né vers 1958 et fait partie d’une grande famille d’artistes, tels que Thomas, Walala, Yukultji, Yalti et Tjakaria Tjapaltjarri.

Cet initié et les siens ont longtemps vécu en nomades avant de rejoindre, en 1984, Kiwirrkurra dans la région du Lac Mackay. Sans contact avec la société occidentale avant cette date, ils étaient surnommés « les derniers nomades » ou « le groupe des neuf ».Cependant, Warlimpirrnga a relevé la transition de la vie traditionnelle et nomade vers celle de peintre initié associé à un centre artistique (celui de Papunya Tula) en seulement trois ans. Ainsi, en 1988, il présentait déjà sa première exposition à Melbourne.
Artiste des plus talentueux, il a encore devant lui un brillant avenir, notamment depuis qu’il s’est illustré en 2012 la Documenta de Kassel. Warlimpirrnga est un artiste mondialement reconnu et invité dans de nombreuses expositions. Le 29 septembre 2016, à Sotheby’s Londres, l’artiste a atteint un nouveau record aux enchères, avec une toile vendue à 167 000 £. Il avait bénéficié peu de temps auparavant d’une exposition individuelle au Salon 94, où ses toiles s’étaient vendues entre 25 000 et 80 000 US$.

Prix reçus par cet artiste :
2002. Finalist, 19th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
Harvard Art Museum, Cambridge, Massachusetts (États-Unis)
The Kelton Foundation, Santa Monica (États-Unis)
Macquarie Bank Collection, Sydney (Australie)
Musée Jacques Chirac-Quai Branly, Paris (France)
National Art Gallery of Victoria, Melbourne (Australia)
National Art Gallery, Canberra (Australie)
The Kelton Foundation Collection (États-Unis)Toledo Museum of Art, Ohio (États-Unis)

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Smith Davidson Gallery, New-York (Etats-Unis)
2016. « From the Western Desert », James Makin Gallery, Melbourne (Australie)
2015. « Maparntjarra », Salon 94, New-York (États-Unis)
2012. Documenta, Kassel (Allemagne)
2010. «Desert Icons», Australasian Arts Projects (Singapour)
2003. «Kintore Kiwrrkurra», Melbourne (Australie)
2002. «Native Title Business», National Travelling Exhibition (Australie)
1999. « Exhibition with Ray James », Tjangala, Melbourne (Australie)
1993. Aboriginal Art Exhibition (Australia)
1991. «Friendly Country, Friendly People», Araluen Art Centre, Alice Springs (Australie)
1990. L’été Australien à Montpellier, Musée Fabre, Montpellier (Australia)
1989. «Mythscapes», National Gallery of Victoria, Melbourne (Australia)

Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.
Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.

Warlimpirringa Tjapaltjarri peint les formes géométriques associées aux cycles Tingari. Il conte de manière codée la pérégrination des ancêtres Pintupi et la création par ces êtres des rites, sites, lois et denrées. Les lignes et les points sont associées aux Rêves liés au site sacré du Lac Mackay dont Warlimpirrnga est le gardien. Il réussit à enfermer dans un espace réduit et bidimensionnel les mouvements du désert : le sable ou la terre poussiéreuse oscillant en rides sous un vent venu d’ailleurs, le souffle ravageur du feu, la course du serpent, celle du goanna, les traces des ancêtres parcourant les immensités dans un nomadisme sans fin.

Si vous souhaitez voir d’autres œuvres de Warlimpirringa Tjapaltjarri, envoyez nous un e-mail à contact@dzgalerienice.com.