Jorna Newberry

Jorna Newberry est née à Angus Downs vers 1959. Habituellement, elle partage son temps entre Alice Springs, où vit sa famille, et ses terres natales de Warakurna (Irrunytju), ce qui lui permet de vivre en citadine mais également de retourner à une vie plus traditionnelle quand elle ressent le besoin de se ressourcer.
Lorsqu’elle est à Warakurna, elle parcourt toujours le e avec les anciennes de sa communauté et organise les cérémonies ancestrales, en initiant ses deux filles aux pratiques sacrées de son peuple.
Jorna Newberry a longtemps travaillé avec son oncle, le très célèbre Tommy Watson, pour ensuite développer son propre style: « L’enseignement de Tommy a eu une grande influence sur ma peinture, dit-elle. La manière dont je peins est en respect total avec nos traditions ». Ses œuvres sont exécutées avec une grande maîtrise qui conjugue abstraction et minutie ordonnée.
Jorna peint plusieurs Rêves, et notamment le Rêve du Feu et le rêve du Vent. Le rêve du Vent, Walpa Tjukurpa dépeint le pays de sa mère à Utantja, un endroit sacré bordé de collines et occupé par un grand rocher près duquel ses ancêtres viennent chanter, danser et tracer des symboles dans le sable depuis des temps immémoriaux. C’est un pays où les kangourous, les chameaux, les wallabies et les oiseaux abondent. Jorna explique que plus l’air est frais, plus la chasse est propice: «La cérémonie du Vent appelle cet élément… afin que le souffle vienne rafraîchir la contrée…»
Jorna est considérée comme l’une des étoiles montantes de la peinture aborigène.

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Coo-ee Gallery, Sydey (Australie)
2014. « Rêve de l’eau, rêve du feu », DZ Galerie, Paris (France)
2014. « Desert Song », Japingka Gallery, Fremantle (Australie)
2012. « Two Women Artists: Jorna Newberry & Maisie Campbell Napaltjarri », Japingka Gallery, Fremantle (Australie)
2008. Harrison Galleries, Sydney (Australie)
2005. Art Place, Perth (Australie)

Waru Tjukurrpa se rapporte au Rêve d’incendie et à l’utilisation du feu pour la chasse et la gestion des terres autochtones traditionnelles. La toile représente la terre sous le contrôle du feu, dans le tourbillon des flammes sous le souffle du vent. Le feu ainsi contrôlé permet de débusquer les lézards, les serpents et les goannas. Jorna utilise des couleurs vibrantes afin de mettre l’accent sur l’action des éléments.
Jorna Newberry a prolongé, dans cette toile, l’imagerie mise en place dans Walpa Tjukurrpa (Wind Dreaming). Les deux Rêves se rapportent au pays de la mère de Jorna à Utantja, dans le pays de Pitjantjatjara, près de l’intersection des trois frontières de l’Australie Occidentale, du Territoire du Nord et de l’Australie du Sud. Le pays de la mère de Jorna à Utantja est décrit comme une vaste étendue de terre cérémoniale sacrée située au milieu d’un pays montagneux, où un grand trou rocheux fournit suffisamment d’eau pour permettre aux gens de se rassembler en grand nombre. C’est ici que les gens se réunissent à des heures précises pour se préparer à la cérémonie, en peignant des ocres dans des motifs traditionnels, en chantant les cycles sacrés de la chanson Tjukurrpa et en dansant cérémonieusement le voyage symbolique des ancêtres.

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Jeannie Pitjara

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.

Originaire du Désert central, Jeannie Pitjara est née vers 1957 à Utopia dans une famille d’artistes célèbres, celle des Petyarre. Dans les années quatre-vingt, elle participe aux côtés d’autres femmes aborigènes à un projet artistique autour de l’art du batik ; elles ont réalisé des étoffes de soies, recouvertes de motifs floraux. La collection a été acquise par la Robert Holmes a Court Collection et a fait l’objet de nombreuses expositions, participant à la reconnaissance des femmes artistes aborigènes.
Forte de son expérience, Jeannie Pitjara a embrassé une carrière artistique. Elle s’inspire des connaissances acquises autour du batik pour peindre, de manière minutieuse, des fleurs en mouvement. Bien qu’elle soit héritière du rêve du Mountain Devil Lizard, elle préfère réaliser des séries de toiles portant sur les fleurs : les Bush Medicine Dreaming, et les Bush Peanut Dreaming et les Yam Seed Dreaming (les graines d’igname du Bush). Au delà de l’aspect floral, elle tente de donner une dimension artistique aux ressources alimentaires du désert. Toutes ces histoires lui ont été transmises par son père.
En 2010, Les œuvres de Jeannie ont été présentées lors de l’exposition itinérante « Tradition to Modernity » en Australie et en Tasmanie, et surtout à l’international.

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.
Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 149 x 96 cm.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
The Holmes a Court Collection, Perth (Australie)

Principales expositions personnelles et collectives :
2010. « Tradition to Modernity », Central Art, Alice Springs (Australie)
2008. « A Women’s Exhibition », Redrock Gallery, Beijing (Chine)
2008. « Three Petyarres », Kate Owen Gallery, Sydney (Australie)
2007,. « Group Exhibition », International Art Expo, Beijing (Chine)
2006. « Relocation Exhibition », Redrock Gallery, South Yarra (Australie)
2005-2006. « Cicada Trading » Adu Dhabi (États Arabes Unis), Bahrain, Paris (France), Houston (États-Unis), Milan (Italie), Istanbul (Turquie)
1993. Central Australian Aboriginal Art and Craft Exhibition, Araluen Centre, Alice Springs (Australie)
1990. A Picture Story Exhibition of 88 works on Silk from the Holmes a Court Collection », Australie, Irlande, Ecosse.

 

Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 43 x 91 cm.
Jeannie Pitjara, Bush Medecine Leaves, 2018, acrylique sur toile, 43 x 91 cm.

Son travail se singularise par un graphisme éclatant dans cette toile représentant le Yam Dreaming. Ce rêve célèbre et représente l’esprit de l’igname, laquelle a nourri et nourrit toujours les aborigènes depuis le début du monde. Ainsi, dans une même toile, elle peint aussi bien la graine de l’igname, que les feuilles et les fleurs.
S’inspirant du travail de sa tante Emily Kame Kngwarreye, elle peint avec une palette réduite, jouant sur les contrastes, afin d’accentuer le mouvement. Les couleurs semblent se mouvoir sur la toile, et se modifier.

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George Hairbrush Tjungurrayi

Neveu du célèbre Charlie Tarawa Tjungurrayi, George Hairbrush Tjungurrayi a été l’assistant des premiers peintres à l’origine de la reconnaissance internationale de l’art aborigène contemporain. C’est ainsi qu’il obtint leur soutien pour débuter en 1976 sa carrière d’artiste.

Dès ses débuts il a développé un style personnel, identifiable à ses séries de lignes parallèles. En 2003, George Hairbrush a été classé parmi les « 50 Most Collectable Australian Artists » par l’Australian Art Collector Magazine.

Portrait de l’artiste

Prix reçus par cet artiste :
2016. Finalist, Wynne Prize, Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)
2015. Finalist, Wynne Prize Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)
2011. Highly commended, 28th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
2010. Highly commended, 27th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
2007 et 2016. Finalist, Wynne Prize Art Gallery of New South Wales, Syndey (Australie)

George Ward Tjungurrayi, Tingari Dreaming, 2013, acrylique sur toile, 119 x 118 cm.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of South Australia, Adelaïde (Australie)
Auckland Art Gallery, Auckland(Nouvelle-Zélande)
Groninger Museum, Amsterdam (Pays-Bas)
Kelton Foundation, Los Angeles (États-Unis)
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, Paris (France)
Museum of Victoria, Melbourne (Australie)
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
National Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
National Gallery of Victoria, Melbourne (Australie)
Queensland Art Gallery, Brisbane (Australie)
Queensland University, Brisbane (Australie)
Robert Holmes a Court Collection, Perth (Australie)
University of Virginia, Charlottesville (États-Unis)

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Smith Davidson Gallery, New-York (États-Unis)
2016. Piermarq at Art Palm Beach (États-Unis)
2016. « Form the Western Desert », James Makin Gallery, Melbourne (Australie)
2014. « George Hairbursh », DZ Galerie, Paris (France)
2008. « Between the lines » Utopia Art, Sydney (Australie)
2003. « Paintings from Mamultjulkulnga and Kirrimalunya », Gallery Gabrielle Pizzi, Melbourne (Australie)
2002. Utopia Art, Sydney (Australie)
1998. Gallery Gabrielle Pizzi, Melbourne (Australie)
1997. Utopia Art, Sydney (Australie)

 

Les « labyrinthes hypnotiques » de George Hairbrush relatent les cheminements des ancêtres Tingari qui ont façonné le territoire et fondé les lois aborigènes. Les couleurs qu’il utilise sont celles des marécages du lac Mackay. Dans ses toiles, la juxtaposition de nombreuses cellules imbriquées les unes dans les autres constituent des séries de courbes, représentation d’une topographie imaginaire. Ces agencements géométriques agissent sur la rétine du spectateur en créant des effets de mouvements cinétiques qui s’inscrivent dans la continuité de la culture aborigène de représenter la vibration, l’énergie du monde.

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Ronnie Tjampitjinpa

Ronnie Tjampitjinpa, Tingari Dreaming, 2014, 120 x 186 cm

Ronnie Tjampitjinpa est né en 1943 en Australie, près de Muyinga qui reste à ce jour une région quasi-inexplorée du pays. Il commence à peindre seulement dans les années 1980. Dès 1970, il s’engage pour le droit des Aborigènes, notamment pour qu’ils puissent retourner vivre sur leurs terres. Ayant joué un rôle politique important, il décide de se retirer chez lui en 2002 pour se consacrer uniquement à la peinture. Il peint souvent seul et s’isole plusieurs semaines dans le désert pour s’y ressourcer.

Le style de Ronnie Tjampitjinpa est facilement identifiable. La géométrie mise à l’œuvre dans ses toiles frappe le spectateur, et témoigne d’une représentation territoriale propre à l’art Pintupi, territoire qu’il a parcouru avec sa famille durant sa jeunesse. Ses thématiques sont variées, Rêve de l’eau, Rêve du feu, et il affectionne tout particulièrement, les cycles Tingari. Ronnie Tjampitjinpa est aujourd’hui une figure phare de l’art aborigène en Australie. En 2001 puis en 2009, il fait partie des « 50 Most Collectable Australian Artists » selon l’Australian Art Collector Magazine.

Prix reçus par cet artiste :
2004. 21st Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
1995. Highly commended recognition au 20th Annual Fremantle Print Award (Australie)

1988. Alice Springs Art Prize (Australie)

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
Art Gallery of South Australia, Adelaïde (Australie)
Artbank, Sydney (Australie)
Donald Kahn collection, Lowe Art Museum, University of Miami (États-Unis)
Fondation Colas, Paris (France)
Galleria Nazionale di Arte Moderna, Rome (Italie)
Groninger Museum (Pays-Bas)
Helen Read Collection, Adelaïde (Australie)
Musée de Beaux-Arts et d’archéologie de la Vienne (France)
Musée des Confluences, Lyon (France)
Musée du Quai Branly – Jacques Chirac, Paris (France)
Musée Olympique, Lausanne (Suisse)
Museums and Art Galleries of the Northern Territory, Darwin (Australie)
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
National Gallery of Victoria, Melbourne (Australie)
The Holmes a Court Collection, Perth (Australie)
Voices of the Hearth, Jehangir Nicholson National Centre for Performing Arts, Bombai (Inde)

 

Principales expositions personnelles et collectives :
2015. « Ronnie Tjampitjinpa », Art Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
2015. Word Art Dubaï, DZ Galerie (Dubaï)
2014. Miami Scope, DZ Galerie (Etats-Unis)
2012. « Aux sources de la peinture aborigène, Australie, Tjukurrtjanu », musée du quai Branly, Paris (France)
2011. « Land.spirit.song », Harvey Art Projects USA, Sun Valley (États-Unis)
2011. « Recent Pintupi Works », Papunya Tula Artists, Alice Springs (Australie)
2010. « The Desert Mob Art Show, Araluen Art Centre, Alice Springs (Australie)
2010. « Ngurra Kutju Ngurrara – Belonging To One Country », ReDot Gallery (Singapour)
2009. « Icons of the Desert: Early Aboriginal Paintings from Papunya », Herbert F.Johnson Museum of Art, Cornell University, Ithaca, New York (Etats-Unis)
2007. « Pintupi – Mixed Exhibition », Papunya Tula Artists, Alice Springs (Australie)
1996-2006. « Twenty-Five Years and Beyond », Flinders University Art Museum, Adelaide (Australie)
2002. « Ronnie Tjampitjinpa New Paintings from Papunya Tula Artists », Utopia Art, Sydney (Australie)
2001-2003. Chapel off Chapel Gallery, Melbourne (Australie)
2000. Aboriginal Art Galleries of Australia, Melbourne (Australie)
1999-2001.« Spirit Country », San Francisco (États-Unis)
1999. Embassy of Australia, Washington (États-Unis)
1999. Fine Arts Museums of San Francisco (États-Unis)
1998. Jinta Gallery, Sydney (Australie)
1995. Alcaston Gallery, Melbourne (Australia)
1994. Museum Villa Stuck, Munich (Allemagne)
1994. Gallery Gabrielle Pizzi, Milan and Palermo (Italie)
1993. Art Museum, Armidale (Australie)
1992. Ballarat Fine Art Gallery, Ballarat (Australie)
1992. Aboriginal Artists Agency, Sydney (Australie)
1991. Lowe Art Museum, University of Miami (États-Unis)
1991. Australian National Gallery, Canberra (Australie)
1988. Art Gallery of South Australia, Adelaide (Australie)
1986. Galerie Dusseldorf (Allemagne)
1983. Mori Gallery, Sydney (Australie)
1982. Brisbane Festival, Brisbane (Australie)
Ronnie Tjampitjinpa, Tingari Dreaming, 2014, 120 x 186 cm

La pérégrination des ancêtres est symbolisée par des carrés imbriqués les uns dans les autres. Ces motifs racontent de façon symbolique les voyages des ancêtres Tingari, qui façonnèrent les reliefs dans le désert et y insufflèrent la vie. Les teintes sourdes et chaudes rappellent les couleurs ocre du désert et des collines de Kintore, la communauté dont il est originaire.

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Warlimpirringa Tjapaltjarri

Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.

Warlimpirrnga Tjapaltjarri est né vers 1958 et fait partie d’une grande famille d’artistes, tels que Thomas, Walala, Yukultji, Yalti et Tjakaria Tjapaltjarri.

Cet initié et les siens ont longtemps vécu en nomades avant de rejoindre, en 1984, Kiwirrkurra dans la région du Lac Mackay. Sans contact avec la société occidentale avant cette date, ils étaient surnommés « les derniers nomades » ou « le groupe des neuf ».Cependant, Warlimpirrnga a relevé la transition de la vie traditionnelle et nomade vers celle de peintre initié associé à un centre artistique (celui de Papunya Tula) en seulement trois ans. Ainsi, en 1988, il présentait déjà sa première exposition à Melbourne.
Artiste des plus talentueux, il a encore devant lui un brillant avenir, notamment depuis qu’il s’est illustré en 2012 la Documenta de Kassel. Warlimpirrnga est un artiste mondialement reconnu et invité dans de nombreuses expositions. Le 29 septembre 2016, à Sotheby’s Londres, l’artiste a atteint un nouveau record aux enchères, avec une toile vendue à 167 000 £. Il avait bénéficié peu de temps auparavant d’une exposition individuelle au Salon 94, où ses toiles s’étaient vendues entre 25 000 et 80 000 US$.

Prix reçus par cet artiste :
2002. Finalist, 19th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of New South Wales, Sydney (Australie)
Harvard Art Museum, Cambridge, Massachusetts (États-Unis)
The Kelton Foundation, Santa Monica (États-Unis)
Macquarie Bank Collection, Sydney (Australie)
Musée Jacques Chirac-Quai Branly, Paris (France)
National Art Gallery of Victoria, Melbourne (Australia)
National Art Gallery, Canberra (Australie)
The Kelton Foundation Collection (États-Unis)Toledo Museum of Art, Ohio (États-Unis)

Principales expositions personnelles et collectives :
2017. Smith Davidson Gallery, New-York (Etats-Unis)
2016. « From the Western Desert », James Makin Gallery, Melbourne (Australie)
2015. « Maparntjarra », Salon 94, New-York (États-Unis)
2012. Documenta, Kassel (Allemagne)
2010. «Desert Icons», Australasian Arts Projects (Singapour)
2003. «Kintore Kiwrrkurra», Melbourne (Australie)
2002. «Native Title Business», National Travelling Exhibition (Australie)
1999. « Exhibition with Ray James », Tjangala, Melbourne (Australie)
1993. Aboriginal Art Exhibition (Australia)
1991. «Friendly Country, Friendly People», Araluen Art Centre, Alice Springs (Australie)
1990. L’été Australien à Montpellier, Musée Fabre, Montpellier (Australia)
1989. «Mythscapes», National Gallery of Victoria, Melbourne (Australia)

Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.
Warlapiringa Tjapaltjari, Tingari Dreaming, 2013, acrylique su rotule, 122 x 98 cm.

Warlimpirringa Tjapaltjarri peint les formes géométriques associées aux cycles Tingari. Il conte de manière codée la pérégrination des ancêtres Pintupi et la création par ces êtres des rites, sites, lois et denrées. Les lignes et les points sont associées aux Rêves liés au site sacré du Lac Mackay dont Warlimpirrnga est le gardien. Il réussit à enfermer dans un espace réduit et bidimensionnel les mouvements du désert : le sable ou la terre poussiéreuse oscillant en rides sous un vent venu d’ailleurs, le souffle ravageur du feu, la course du serpent, celle du goanna, les traces des ancêtres parcourant les immensités dans un nomadisme sans fin.

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Dorothy Napangardi Robinson

Dorothy Napangardi, Mina Mina Dreaming, 2011, acrylique sur toile, 159 x 99 cm.

Dorothy est née dans les années 1950 prés de Mina Mina, à l’Ouest de Yuendumu et elle est décédée en 2013. Elle a vécu de façon traditionnelle avec sa famille jusqu’en 1962. En 1974 elle s’installe dans la communauté artistique de Yuendumu et devient rapidement une figure centrale dans la vie culturelle et religieuse de la communauté aborigène des Warlpiri.
Elle débute la peinture en 1987 influencée par son amie Eunice Napangardi. Elle fait partie, dans sa communauté, des premières femmes à peindre. Comme son père était un grand initié, elle a hérité de droits sur des Rêves importants : ceux de Mina Mina, dont plusieurs histoires découlent. Dès 1991, elle remporte le Museum and Art Galleries Award for the best Painting in European Media.
En 1998, Dorothy Napangardi développe un style personnel, avec des points plus petits et un contraste de noir sur blanc, rompant avec les couleurs vives employées par les autres artistes de sa communauté. Le critique Djon Mundine suppose que l’artiste a été inspiré par son premier vol en avion de nuit et par le damier des rues éclairant le ciel, comme les ancêtres au premier jour. Grâce à ce travail elle se propulse sur le devant de la scène australienne.
Considérée comme une des artistes majeures aborigènes, les œuvres de Dorothy Napangardi sont recherchées dans le monde entier par les conservateurs et les collectionneurs. En 2002 et 2009, elle fait partie des « 50 Most Collectable Artists » sélectionnés selon l’Australian Art Collector Magazine.

Prix reçus par cette artiste :
First prize, 18th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
Highly Commented, 16th Telstra National Aboriginal & Torres Strait Islander Art Award, Darwin (Australie)
Northern Territory Art Award, Araluen Arts Centre, Alice Springs (Australie)
Best Painting in European Media, 8th National Aboriginal Art Award (Australie)

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections :
Art Gallery of South Australia, Adelaïde (Australie)
Artbank, Sydney (Australie)
Linden Museum, Stuttgart (Allemagne)
Metropolitan Museum of Art, New York (États-Unis)
Musée des Confluences, Lyon (France)
Museum and Art Gallery of the Northern Territory, Darwin (Australie)
National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
National Gallery of Malaysia, Kuala Lumpur (Malaisie)
National Gallery of Victoria, Melbourne (Australie)
Queensland Museum, Brisbane (Australie)
South Australian Festival Centre Foundation, Adelaïde (Australie)
The Australia Council Collection, Sydney (Australie)
The Erskine Collection, New South Wales (Australie)
The Homesglen Institute of TAFE Collection, Victoria (Australie)
The Kaplan-Levi Collection, Seattle (États-Unis)
The Kelton Foundation, Santa Monica (États-Unis)
The Kerry Stokes Collection, Perth (Australie)
The Vroom Collection, Amsterdam (Pays-Bas)

Principales expositions personnelles et collectives :
2012. « Ancestral Modern», Seattle Art Museum, Seattle (États-Unis)
2012. 8th Biennale of Sydney, Museum of Contemporary Art, Sydney (Australie)
2010. « Emerging Elders», National Gallery of Australia, Canberra (Australie)
2010. « Remembering Forward », Museum Ludwig, Cologne (Allemagne)
2009. « Land of Enchantment », National Museum of Women in the Arts, Washington (États-Unis)
2008. « Nomads in Arts,» Musée d’Art Aborigène, Utrecht (Pays-Bas)
2007. « Dreaming their way, Australian Aboriginal Women Painters », National Museum of Women in the Arts, Washington (États-Unis)
2007.Sydney Art Fair, Sydney (Australie)
Melbourne Art Fair, Melbourne (Australie)
2005. « Winter Group Show », Crown Point Press San Francisco (États-Unis)
2004. « Mina Mina & Pirlinyanu», Holmes a Court Gallery, Perth (Australie)
2004. « Our Country, Our Art », Pasco Art Museum (Corée)
2003. National Art Gallery of Malaysia, Kuala Lumpur (Malaisie)
2002. Museum of Contemporary Art, Sydney (Australie)
2001. Old Parliament House, Canberra (Australie)
2001. 31st Alice Prize, Araluen Arts Centre, Alice Springs (Australie)
2000. Australian Heritage Commission, Canberra (Australie)
2000. Rebecca Hossack Gallery, Londres (Angleterre)
1999. Alliance Française de Canberra, Canberra (Australie)
1999. Vivien Anderson Gallery, Melbourne (Australie)
1999. Mosman Art Gallery, New South Wales (Australie)
1998. Gallery Gondwana, Alice Springs (Australie)
1998. Hogarth Galleries, Sydney (Australie)
1991. Araluen Arts Centre, Alice Springs (Australie)

 

Dorothy Napangardi, Mina Mina Dreaming, 2011, acrylique sur toile, 159 x 99 cm.
Dorothy Napangardi, Mina Mina Dreaming, 2011, acrylique sur toile, 159 x 99 cm.

Maintes fois primée, Dorothy Napangardi est l’une des artistes les plus cotées et les plus célèbres de l’art contemporain aborigène. Elle réalise des peintures qui évoquent son territoire familial ancestral et ses thème les plus chers sont le Rêve du bâton à fouir des femmes, et le site de Mina Mina qui y est associé. Cette artiste transforme l’esthétique riche et très colorée des Warlpiri et se détache de l’iconographie conventionnelle en imposant une interprétation plus intime et abstraite de ses Rêves.
En effet, sa lecture des motifs traditionnels est tout à fait personnelle, presque illisible pour les autres initiées : elle joue sur un contraste de points blancs sur un fond noir et la répétition de petits points blancs réalisés à l’aide d’un bâtonnet lui permet d’obtenir un résultat innovant et ultra contemporain tout en gardant un style homogène, facilement identifiable.
Ses compositions très méticuleuses et les mouvements rythmiques qui en découlent captent notre regard tout en y intégrant la temporalité ancestrale du Temps du Rêve qui s’exprime toujours lors des cérémonies féminines associées au site de Mina Mina.

Si vous souhaitez voir d’autres œuvres de Dorothy Napangardi, envoyez nous un e-mail à contact@dzgalerienice.com.